“Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide que l’on appelle l’univers trésaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s’éveiller le papillon.” Victor Hugo
mercoledì 28 agosto 2019
martedì 27 agosto 2019
PARIS ETAIT UNE FEMME PARIS ETAIT MOI de Assunta Daniela Veruschka Zini
« Dans les histoires de mes livres qui se
rapportent à mon enfance, je ne sais plus tout à coup ce que j’ai évité de
dire, ce que j’ai dit, je crois avoir dit l’amour que l’on portait à notre mère
mais je ne sais pas si j’ai dit la haine qu’on lui portait aussi et l’amour qu’on
se portait les uns aux autres, et la haine aussi, terrible, dans cette histoire
commune de ruine et de mort qui était celle de cette famille dans tous les cas,
dans celui de l’amour comme dans celui de la haine et qui échappe encore à tout
mon entendement, qui m’est encore inaccessible, cachée au plus profond de ma
chair, aveugle comme un nouveau-né au premier jour. Elle est le lieu au seuil
de quoi le silence commence. Ce qui s’y passe c’est justement le silence, ce
lent travail pour toute ma vie. Je suis encore là, devant ces enfants possédés,
à la même distance du mystère. Je n’ai jamais écrit, croyant le faire, je n’ai
jamais aimé croyant aimer, je n’ai jamais rien fait qu’attendre devant la porte
fermée. »
Marguerite Duras, L’Amant
A dix-huit ans, rien
derrière et tout devant, je quittais mon Pays, bien décidée à empoigner la vie…
Le coeur léger et le bagage mince, j'étais certaine de
conquérir Paris…
Il est étrange au fond de
fréquenter longuement un Auteur sans jamais se résoudre à lire ce qui est
peut-être son livre le plus célèbre, son oeuvre la plus emblématique.
Il est venu un moment, donc,
où il me fallait lire L’Amant. Et me
trouver bouleversée à sa lecture. Bouleversée parce que l’écriture de
Marguerite Duras n’a peut-être jamais été si frémissante, si émouvante, si
fluide et musicale - et je dirais aussi, si je ne craignais, encore, de prêter
à malentendu, si sensuelle. Bouleversée parce que le visage sur lequel s’ouvre L’Amant de Marguerite Duras n’est pas
celui, si lisse et littéralement sans histoire, de Jane March, mais le visage, « dévasté »,
d’une vieille femme. Une vieille femme qui se souvient, revisite les images de
son passé et s’arrête, longuement, sur certaines d’entre elles.
Je cherche le mot juste,
mais je ne le trouve pas. Il y a longtemps que je cherche. Au début, je l’ai
cherché en allemand, puis je me suis dit : assez, je ne le trouverai jamais,
cette langue ne me servira pas, j’y nagerai dans les approximations romantiques
et les euphémismes. Mais la langue française, en revanche, me paraissait si
précise, trop précise même pour moi qui étais dans le vague.
Et pourtant il devrait bien
exister ce mot, un mot précis, solide, acéré.
On dit qu’au siècle
prochain, quand l’espérance de Vie sera de cent cinquante ans, on oubliera non
seulement le nom de ses grands-parents, mais aussi de ses parents.
Si j’ai connu un jour le mot
que je cherche, comment ai-je bien pu le perdre ?
Je me suis beaucoup
déplacée.
Ma Vie, telle la Gaule de
Jules César – même si nos préoccupations ne sont pas identiques – est divisée
en trois parties. Mais si Jules César – ne croyez pas, mon Général, que j’aie l’audace
de me comparer a Vous. Il ne manquerait que cela ! – s’occupa de l’espace, moi,
qui écris ces lignes, j’ai été toute ma Vie préoccupée par le temps, qu’on ne
saurait ni acheter, ni dérober, ni falsifier.
Il se peut donc que je l’aie
connu et perdu en cours de route, ce mot qui me manque et qui devrait désigner
un sentiment précis, précieux, semblable à une flamme, basse chez les uns,
haute chez les autres.
Une flamme qui s’est
maintenue pendant des millénaires, se moquant des tempêtes, des orages et des
guerres.
Une flamme intrépide, belle,
toujours à mesure humaine.
Or voici que soudain vient
la découverte.
Oui, le mot juste, celui que
je cherchais au commencement, il est venu à moi.
Et c’est NECESSITE.
La NECESSITE, Vous dis-je,
le besoin que deux Etres ont souvent l’Un de l’Autre, même s’il n’y a sans
doute jamais de totale égalité.
Une NECESSITE présente,
pressante et solide comme le besoin de tendresse, de chaleur et de larmes.
Une NECESSITE profondément
inscrite dans le secret des confessions, des silences, peut-être même de la
volupté.
NECESSITE sous-tendue par
une force créatrice, NECESSITE d’aimer et d’être aimé.
NECESSITE, dont, ici, je me
réclame.
Il m’est arrivé, à divers
moments de ma Vie, d’esquisser mes souvenirs, mais lorsque je parlai de moi, je
ne me sentais pas tout à fait à l’aise, un peu comme si je voulais imposer à
mon lecteur un personnage importun. Ma pensée vit à la fois dans le passé comme
mémoire et dans le présent comme conscience de soi aux prises avec le temps.
Quant au futur, il n’y en aura pas forcément un, ou peut-être sera-t-il bref et
anodin.
Dans mon esprit, l’histoire
de ma Vie a un début, un milieu et une fin.
On peut vivre pour l’Au-delà,
pour les générations à venir ou dans le présent : personnellement, j’ai très
tôt opté pour la féroce immanence, comme l’appelle Herzen.
Je me suis efforcée de
rechercher le sens de la Vie, sans idée préconçue.
Je n’ai jamais été capable d’observer
Autrui de façon aussi attentive et approfondie que moi-même. J’ai parfois
essayé de le faire, surtout dans ma jeunesse, mais cela ne m’a guère
réussi. Il y a des gens qui en sont
peut-être capables, mais je n’en ai pas connu. Toujours est-il que je n’ai
jamais trouvé quelqu’un qui sache voir en moi plus loin que moi-même. La
connaissance de soi a été une donnée constante de ma Vie, mais je ne saurai
dire quand l’idée m’en est venue. Je me souviens très bien, par contre, quand j’ai
su pour la première fois que la Terre était ronde, que toutes les grandes
personnes avaient un jour été ENFANTS, que Lincoln avait libéré les Noirs. Pour
autant que je m’en souvienne, j’ai toujours cherché à me connaître, de façon
différente, bien sur, suivant mon âge. Tantôt cette préoccupation se mettait en
veilleuse et ne survivait en moi que de manière confuse, comme entre mes vingt
et trente ans, tantôt elle me guidait de façon ferme et claire, comme dans ma
petite enfance et après la trentaine. Elle reste en moi plus forte et plus
pressante que jamais.
Chacun a ses secrets.
Certains les traînent tout
au long de leur Vie comme un fardeau, d’autres les chérissent et les conservent
avec soin, comme une source de Vie jaillissante où ils puisent leurs forces
vives jusqu’à la fin. Pour moi, ces secrets forment le trait d’union entre mon
passé et mon présent. Je ne suis de ceux qui traînent derrière eux un poids
mort qui les accable. Ce que j’ai jugé de garder, je l’ai laissé vivre et s’épanouir
en moi. J’ai l’impression d’avoir su tirer de tous les embrouillaminis de la
Vie, peu importait que cela fût gai ou triste. Si le prix a parfois été exorbitant,
c’était là sans doute le prix qu’exigeait la Vie. Celui qui a peur de payer
trop cher meurt à soi-même.
Je n’ai jamais senti d’hiatus
entre moi et le Monde, ce dont j’ai pris conscience il y a une trentaine d’année
déjà, à une époque où je ne soupçonnais même pas l’existence d’une identité de
nature entre l’homme et la pierre, entre la matière organique et inorganique. L’énergie
que je sens en moi comme une onde de chaleur qui me traverse quand je prononce
le mot « JE » ne peut se dissocier de la totalité de l’énergie cosmique. Moi
aussi, je suis une partie de l’Univers et parfois c’est celle-ci que je perçois
plus intensément que le tout. Je me rends compte que j’ai reçu ce potentiel d’énergie
à la naissance, un potentiel étonnamment puissant vu ma santé, ma personnalité
et la faculté que j’ai gardée jusqu’à ce jour de me transformer. Mais je sais
que l’instant même où il sera épuisé, ce sera fini.
J’ai voulu me connaître et
aussi me transformer.
Apres avoir pris la mesure
de moi-même, je voulais me libérer, atteindre un équilibre intérieur, trouver
des réponses aux questions posées, défaire des noeuds et ramener le dessin
confus et morcelé à quelques lignes simples. Je voulais parvenir à un état
stable, dépasser le désordre émotionnel de la jeunesse, les jeux intellectuels,
le mal du siècle qui s’éternise et les angoisses de la créature tremblante du
XX siècle : plus de peurs, ni de superstitions, ni d’incertitudes, ni d’engouements
passagers. Il fallait éliminer ces obsessions dont on n’a plus aucune chance de
se libérer quand vient la vieillesse.
Tout cela doit paraître
terriblement sérieux. Peut-être le lecteur a-t-il déjà devant les yeux l’image
d’un visage sévère avec des lunettes, un dentier, des cheveux raides et
grisonnants, et d’un stylo ennuyeux, ventru, intarissable que tient une main
arthritique et sillonnée de veines bleues.
Ce portrait est inexact,
mais ce n’est pas à moi de juger de mon aspect.
Je sais seulement que le
front est devenu ferme et l’ovale du visage avec ses zones d’ombre exprime une
Vie infiniment plus intense que sur mes photographies de jeunesse.
L’idée d’un Au-delà ne m’intéresse
guère. Elle s’apparente un peu, à mes yeux, à l’opium du peuple, on l’exploite
comme le gaz ou le pétrole. Dès l’instant où elle surgit, je suis sur mes
gardes, elle n’apporte que de fausses vérités et des réponses faciles, mieux
vaut s’en méfier.
Tout ce qui est grand dans
le Christianisme, qui est l’un des éléments constitutifs de notre civilisation,
se retrouve dans les autres religions.
Toujours et partout on a tué
Dieu pour s’en nourrir.
Ni les Actes des Apôtres, ni
l’Apocalypse, ni l’Eglise n’ont réussi à briser les chaînes de l’esclavage, le
Nouveau Testament n’a pas soufflé mot de la désolation qui se lit dans le
regard des ANIMAUX.
Vingt siècles après les
Béatitudes, les hommes continuent à se moquer des bossus, des anormaux, des
impuissants, des homosexuels, des maris trompés et des vieilles filles.
Le Christianisme, tout en
libérant les hommes spirituellement, n’a pas réussi à les libérer socialement.
Le siècle qui m’a vue naître
et grandir était le seul à pouvoir me convenir.
Je sais bien que beaucoup en
jugent autrement.
Je ne parle pas ici du
bien-être matériel ou du bonheur de vivre dans son propre pays, mais de quelque
chose de plus essentiel.
Femme italienne, où et quand
aurais-je pu être plus heureuse ?
Au XIX siècle avec les
mamans et les demoiselles de la bourgeoisie naissante ou les pédantes
championnes du Féminisme ?
Au XVIII siècle, ou à une
époque encore plus lointaine lorsque, dans toute l’Europe, jeunes et vieux
passaient leur temps à dormir, manger et prier ?
Tout était déjà en place
quand je suis arrivée. Autour de moi s’étalaient des trésors, il n’y avait qu’à
les ramasser.
Je vis au milieu d’un
invraisemblable et indescriptible foisonnement de questions et de réponses et
pour être tout à fait franche, les malheurs de mon siècle m’ont plutôt servi.
Je suis heureuse que les
énigmes de ma jeunesse aient été élucidées.
Je ne fais jamais semblant d’être
plus intelligente, plus belle, plus jeune, ni meilleure que je ne suis.
Je choisis mes Amis.
Je suis libre de vivre où et
comme je veux, de lire, de penser ce que je veux, d’écouter qui je veux.
Je suis libre dans les rues
des grandes villes lorsque, perdue dans la foule, je déambule sans but sous une
pluie battant en marmonnant des vers, quand je me promène au bord de la mer
dans une solitude bienheureuse, bercée par la Musique intérieure, quand je
referme derrière moi la porte de ma chambre.
Assunta Daniela Veruschka Zini
Rome, le 13 décembre 2007
Copyright
© 2013 ADZ
lunedì 26 agosto 2019
Josh Groban - You Are Loved (Don't Give Up) [Official Music Video]
Never give up, and be confident in what you do. There may be tough
times, but the difficulties which you face will make you more determined
to achieve your objectives and to win against all the odds.
times, but the difficulties which you face will make you more determined
to achieve your objectives and to win against all the odds.
domenica 25 agosto 2019
sabato 24 agosto 2019
venerdì 16 agosto 2019
giovedì 15 agosto 2019
mercoledì 14 agosto 2019
NEI SECOLI FEDELE! LETTERA APERTA AL CAPO DELLO STATO MATTARELLA E AL CAPO DEL GOVERNO CONTE di Daniela Zini
Che
lo strumento delle petizioni on-line
sia inflazionato è indubbio, e, purtroppo, questo danneggia, spesso, le stesse
petizioni.
Il
fastidio verso il numero eccessivo di petizioni on-line è molto sentito sulla Rete e contribuisce ad alimentare il
pregiudizio sulla loro inutilità e sulla vacuità del cosiddetto click activism, quel presunto attivismo
di chi si limita a fare click per
sentirsi un individuo civilmente impegnato e partecipe.
Io
per prima NON sono la fan numero 1
delle petizioni on-line, soprattutto,
per l’invasività che possono raggiungere e per il costante dubbio che possano
venire strumentalizzate.
In
tempi, in cui il potere democratico dei semplici cittadini è estremamente
limitato, le petizioni e altre forme di apparente Democrazia diretta possono
dare a molti la sensazione di poter contare qualcosa.
Ma
le petizioni on-line e la Democrazia
partecipata servono…
E
se servono!
Se
non vi fossero state le petizioni on-line
e la mobilitazione di blogs e di forums… noi oggi avremmo ACTA, SOPA, PIPA e CISPA … e le leggi in stile cinese,
sfornate dai soliti politici censori…
Voglio
ancora credere, nonostante tutto, che possano essere un buon mezzo per
esprimere una opinione comune.
L’uomo
del Novecento era meno protetto, meno ricco, meno forte, meno in salute
rispetto a noi.
La
durata della vita, la lotta contro il dolore, l’igiene media,
l’alfabetizzazione, le comodità, i trasporti, il sostentamento sono tutti a
nostro vantaggio; ma siamo più deboli nel sopportare il tempo, la vecchiaia e
la morte, abbiamo trascurato, considerandole minori e sorpassate, le
consolazioni per queste umane sventure.
E,
poiché sappiamo sempre meno distinguere i doveri etici dai nostri interessi,
poiché i valori vanno restringendosi fino a ridursi a quello del danaro, diveniamo
Esseri a una sola dimensione, abbiamo perso interesse per la Vita, vista come
qualcosa che non sappiamo trasformare in affare.
LETTERA APERTA
Nei
secoli fedele!
AL CAPO DELLO STATO SERGIO
MATTARELLA
E
AL CAPO DEL GOVERNO GIUSEPPE CONTE
Perché Vi scrivo, Signori Capo dello Stato e Capo del Governo?
Perché io sono di quelli che accorda importanza alla necessità
di vedere i problemi dell’Italia, risolti dagli Italiani.
È per questo che ho scelto di restare
nel mio Paese e, ogni volta, che me ne è stata data l’occasione, non ho, mai,
mancato di portare il mio, seppure modesto, franco e leale contributo alla sua
elevazione.
Questa opzione non è sinonimo di
rassegnazione, trova il suo fondamento nell’amore, nel profondo attaccamento al
mio Paese e nell’adesione al modello di Società, che la Costituzione propone al
Popolo Italiano.
Io sono convinta, come molti altri
Italiani, che nessuna Società possa vivere senza un ideale che la ispiri, né
una conoscenza chiara dei principi che la guidino.
Ho notato che i periodi di grande
civiltà sono, proprio, quelli in cui queste due condizioni sono, intimamente,
riunite.
Gli Italiani provano un bisogno
legittimo di comprendere.
Gli Italiani vogliono sapere secondo
quali principi siano governati e verso quale avvenire si avviino.
Permettetemi, dunque, di fare uso di
quella libertà democratica – che impegna tutte le forze vive del Paese,
pubbliche e private, civili e militari, laiche e religiose – rivolgendomi,
direttamente, a Voi, Signori Capo dello Stato e Capo del Governo.
Le riflessioni che seguono non sono
né satira né processo e, poiché hanno carattere pubblico, ho ritenuto di dare
alla presente la diffusione che merita. Sono, molto semplicemente, il risultato
della mia preoccupazione quotidiana, degli interrogativi che ne conseguono.
Ragione per cui, preferisco optare
per un linguaggio scevro da ogni ipocrisia e da ogni lusinga.
La Democrazia è una cosa che non si
impone, è una pianta libera che cresce sui terreni fertili, nell’aria salubre.
Non mette radici sulle barricate.
Vi è, immediatamente, calpestata ai
piedi del vincitore, quale che sia.
Le idee sono più potenti delle
baionette.
Noi lo sappiamo, adesso!
L’ideologia rende sordi e ciechi.
Rifiuta di ascoltare ciò che non
entra nel suo universo settario.
Gli uomini sono, in larga parte,
sordi e ciechi ai problemi del mondo; fintanto che non cadono sulle loro teste,
non se ne preoccupano. Non vedono neppure che hanno una incidenza diretta sulla
loro vita.
In quanto entità sociale, il Popolo è
inevitabilmente diviso, marcato dall’interdipendenza delle funzioni
socio-economiche; gli interessi delle sue parti non sono gli stessi. Ciò non
toglie che abbia interessi comuni, quali il bene pubblico, l’interesse
generale, la solidarietà, il vivere bene insieme nella prosperità, la sicurezza
e la pace.
È la Democrazia, in quanto struttura
di espressione e di conciliazione, che fa emergere le finalità comuni, il
progetto di Società.
La Democrazia non è una esigenza che
noi dovremmo attenderci dalla Società o dallo Stato; è, innanzitutto, una
esigenza interiore.
E io voglio credere che questo Paese
conti ancora uomini sensati, che provino dolore e sconcerto nel vedere dei
banditi ammantarsi del suo nome.
L’unità politica nel pluralismo non è
un multiculturalismo di coesistenza, di coabitazione di comunità separate alla
salsa anglosassone. Non è neppure l’assimilazione delle sottoculture alla salsa
leghista, né l’integrazione alla moda socio-liberale.
L’unità politica vuole che tutti
cooperino in relazione, contribuiscano al bene comune sulla base di leggi comuni,
di principi comuni: neutralità dello Stato e laicità, risoluzione dei conflitti
attraverso la discussione e la mediazione, ricerca della giustizia, interesse
generale, mutuo rispetto, osservanza della legge “veramente democraticamente”
elaborata.
Ne siamo molto lontani!
Da tre settimane, le Forze
dell’Ordine sono al centro di un dibattito per un evento doloroso e
sconvolgente che non ha lasciato nessuno indifferente: l’omicidio del Carabiniere
Mario Cerciello Rega, nella notte tra il 25 e il 26 luglio, a Roma.
Al di là degli
interrogativi e delle polemiche, al di là della speculazione politica, resta una
vita perduta…
Una assenza che non
potrà essere colmata…
Collera, recriminazione,
risentimento, amarezza, avverto intorno a me.
Non è l’oggetto di
questa lettera aperta.
E neppure sostenere gli
Uomini e le Donne delle Forze dell’Ordine in quanto istituzione è l’oggetto di
questa lettera aperta.
Oggi, particolarmente,
io vorrei posare il mio sguardo sugli Uomini e sulle Donne che sono dietro la
loro funzione.
Quegli Uomini e quelle
Donne che indossano il loro giubbotto antiproiettile, ogni mattina.
Quegli Uomini e quelle
Donne che posano le loro manette sul tavolo dell’ingresso, come noi lasciamo le
nostre chiavi.
Quegli Uomini e quelle
Donne che abbiamo conosciuto alle elementari, di cui siamo stati compagni al
liceo o che abbiamo incrociato nelle aule di università.
Quegli Uomini e quelle
Donne con i quali condividiamo una serata e, talvolta, anche una parte della
nostra vita.
Quegli Uomini e quelle
Donne non si sono allontanati da noi che per una scelta professionale.
Quegli Uomini e quelle
Donne vivono situazioni per noi inimmaginabili… e il loro quotidiano ci è,
sovente, oscuro, tanto è anni luce distante dal nostro.
E così nel sentire che
un carabiniere o un poliziotto sono stati uccisi, dimentichiamo che sono Esseri
Umani a indossare l’uniforme.
Dimentichiamo che 1 +
1 non fa che una somma di 2 individui distinti con un punto in comune: avere poteri
e doveri che noi non avremo mai.
E, di certo, per
nostra grande fortuna, tanto sono gravosi da gestire.
Tenere un’arma e scegliere
di servirsene o no…
Essere bersagli
permanenti…
Intervenire…
Quegli Uomini e quelle
Donne che, nonostante gli insulti e i biasimi, gli scherni e gli sputi,
rispondono, sempre, quando chiamiamo il 112.
Le situazioni
di pericolo sono onnipresenti nel lavoro degli Uomini e delle Donne delle Forze
dell’Ordine: rischiano di essere aggrediti durante gli arresti; assistono a
scene di violenza; sono, talvolta, obbligati a utilizzare la forza o, ancora, a
guidare ad alta velocità per rispondere a una chiamata urgente o inseguire un
malvivente.
Anche quando sono
di sorveglianza, sono in stato di allerta.
Interventi di
routine apparentemente molto banali
possono degenerare in situazioni drammatiche.
Gli Uomini e le
Donne delle Forze dell’Ordine sono confrontati a situazioni estreme, brevi, che
esigono una azione immediata e non lasciano che pochi secondi di riflessione.
Gli Uomini e le
Donne delle Forze dell’Ordine sono chiamati laddove vi è pericolo.
Davanti a una
minaccia, devono assicurare la loro sopravvivenza, quella dei loro colleghi e
di chi è sotto la loro protezione.
Come
essere un buon cittadino?
Come
rendersi utile alla Società?
Come fare per
fare del proprio Paese un Paese migliore in cui vivere?
Ogni Paese è
retto da leggi che fissano ciò che si può fare, ciò che si deve fare e ciò che
non si deve fare. Ai diritti, infatti, si accompagnano dei doveri – a esempio,
il diritto di libertà religiosa sancisce il dovere di rispettare la fede altrui
– e, in eguale misura, ai diritti si accompagnano delle responsabilità verso
l’insieme della comunità, a esempio, il diritto ai servizi sociali impone che
si debbano pagare imposte che li finanzino.
Conoscere la
legge è responsabilità di ciascuno.
Conoscere i
propri diritti permette di prendere il proprio destino in mano.
In Italia, vi è una sola
Carta Costituzionale che si applica in tutto il Paese. Definisce e garantisce i
diritti fondamentali della persona, ma nessuno di questi diritti fondamentali è
assoluto. I diritti fondamentali non possono servire a compromettere i diritti
fondamentali altrui.
In Italia, tutte le leggi
sono rese pubbliche. Non vi sono leggi segrete. Se si infrange una legge, non è
una difesa pretendere di non conoscere la legge che si è infranta.
Perché noi Italiani
sentiamo il diritto-dovere di denunciare gli abusi di cui siamo vittima?
Perché noi Italiani crediamo fortemente nel
primato del diritto e nell’eguaglianza. Noi Italiani rispettiamo le decisioni
democratiche, le leggi e le politiche
anche se non le condividiamo. E, come Italiani, abbiamo la
responsabilità di sostenere la carta dei diritti, che significa difendere i
nostri diritti e proteggere i diritti altrui.
Vi è anche una
ragione pratica che ci induce a rispettare la legge. Quando il governo adotta
leggi o programmi, cui noi assentiamo totalmente, noi vogliamo che anche gli
Altri vi si conformino, anche se non li condividono. Se noi non rispettassimo
che le leggi o i programmi che ci convengono, la nostra Società sarebbe,
sempre, nel caos. Naturalmente, se noi dissentiamo da una legge o da un
programma di governo particolare, noi abbiamo il diritto e la responsabilità di
lavorare per cambiarli, attraverso un processo democratico.
Ma il primato del
diritto ha anche un altro significato. Quale che sia il nostro status nella Società, tutti,
indistintamente, dobbiamo osservare le stesse leggi. Operai, imprenditori, impiegati,
quadri, magistrati, politici, dobbiamo
osservare la legge, come ogni altro cittadino italiano o di altra nazionalità.
Noi
diamo ai nostri rappresentanti eletti il potere diretto di stabilire le leggi
della nostra Società. Diversamente da altre Società, i nostri rappresentanti restano,
sempre, responsabili di fronte a noi Italiani.
La
responsabilità comporta, innanzitutto, che i nostri rappresentanti eletti
debbano renderci conto delle loro azioni. Durante le campagne elettorali, i
nostri rappresentanti eletti debbono, infatti, spiegare e giustificare le loro
azioni, se vogliono che noi li rieleggiamo. Secondariamente, come cittadini,
noi abbiamo il diritto di partecipare alla Democrazia, lavorando per incidere,
in modo significativo, nell’elaborazione delle leggi e dei programmi di
governo.
I
cittadini debbono poter fare molto più che andare, semplicemente, a votare alle
elezioni ogni quattro o cinque anni.
Io
ho l’impressione che l’Italia non si dia, sempre, i mezzi sufficienti per
mettere in opera un arsenale giuridico relativamente completo, che offra un
alto livello di protezione in materia di tutela dei diritti.
Sembra
così sussistere, in certi campi, un fossato che può rivelarsi molto largo tra ciò che enunciano i testi e la
pratica.
Che cosa resta della
giustizia degli uomini, se un atto - rilevante giuridicamente - non tanto non
sia esistito, quanto non porti avanti la serie dei suoi effetti?
Questo per il diritto
vuol dire la negazione: se al diritto si toglie la prevedibilità sicura di una
serie di effetti, necessariamente innescati da un fatto o – ancor più – da un
atto, se ne nega la stessa struttura, lo stesso metodo, quale supporto
necessario di efficacia o – a un altro livello – di credibilità.
Se
ne potrebbe dedurre che ogni fede nella giustizia umana sia vana…
Quanto,
poi, alla Giustizia divina superiore e giusta ha i suoi tempi!
Non
a caso una
delle principali obiezioni laiche al Cristianesimo è l’“ingiustizia del mondo”.
Naturalmente, tutti i
nostri diritti non possono essere garantiti dalla legge.
Regole fondamentali che
concernono il rispetto degli Altri debbono, egualmente, essere un modo di vita
per ognuno di noi. Anche quando i nostri diritti sono garantiti dalla legge, la
legge sola non è sufficiente a proteggerli. Perché la Giustizia trionfi, tutti
noi cittadini dobbiamo prendere un impegno personale verso i valori democratici e metterli in pratica
attivamente nella nostra vita quotidiana. Senza questo impegno, la legge che
“garantisce” i nostri diritti perderebbe il suo spirito democratico.
La vitalità della
Giustizia in Italia dipende dall’impegno di tutti noi Italiani verso i valori
democratici che noi condividiamo.
La giustizia, quella umana, naturalmente, è
molto FLOU.
L'Italia è un Paese “garantista”, si sa!
Perdonare sempre e comunque?
Nell’animo, sì, è doveroso non conservare
rancore verso chiunque, ma è opportuno operare dei “DISTINGUO”.
Se non si pone un limite, che duri nel
tempo, si rischia di perdere di vista ciò che è BENE e ciò che è MALE.
Con un “ATTEGGIAMENTO BUONISTA”, in
pratica, è come dire:
“Fai
pure, tanto per me va bene!”
Un lasciapassare, un assecondare
comportamenti “NON ORTODOSSI”, in nome di un “BUONISMO” di maniera, che rischia
di perpetuarsi.
È uno strano Paese questo Paese, che non
estingue i “DOVERI” di un MORTO, ma ne estingue i DIRITTI!
Io, a volte, ho l’impressione di vivere ai
margini della Società, da quando ho denunciato illeciti.
E ne ho pagato un prezzo
altissimo.
Chi viene, direttamente,
leso dalla commissione di un reato, patisce conseguenze anche in termini di pregiudizio
fisico, patrimoniale e psicologico.
È orribile da vivere e ha
distrutto la mia vita!
Come stupirsi, dunque,
che vi sia così poca fiducia nella Giustizia?
Vorrei dire a chiunque di
pensarvi due volte prima di farlo.
La
tendenza è di archiviare, spesso de plano,
senza svolgere alcun atto di indagine.
Ma, allo stesso tempo,
SÌ, lo rifarei.
Perché vi sono cose
inaccettabili nella vita, che si deve essere capaci di denunciare, per impedire
che accadano ancora… ancora… e ancora…
L’aiuto e la vicinanza
degli Uomini e delle Donne della Polizia di Stato sono stati determinanti nell’affrontare e nel gestire la
mia vicenda personale.
Il loro operato è stato
encomiabile e la mia gratitudine sarà imperitura.
Lo Stato Italiano si
costituisca parte civile nel processo penale, lo deve a Rosa Maria, la giovane Vedova,
e alla Famiglia Cerciello Rega, ma soprattutto lo deve a Mario, nei secoli
fedele!
Roma, 14 agosto 2019
Daniela Zini


