La VIE m’a
appris…
Menu de bonne année
De belles coupes de sourires
Quelques éclats de rires
Une grande cuillère de gentillesse
Quelques grains de tendresse
Une bonne pincée d’affection
Des poignées d’or et d’argent
un maximum de réussite
Saupoudrer de gaieté
Faire mijoter avec douceur
Servir joyeusement
Dans vingt-cinq jours précis,
je fêterai mes…
Je n’éprouve aucune
nostalgie de l’enfance, de la jeunesse, aucune nostalgie des jours anciens.
A quoi ça sert de
pleurnicher sur ce qui a été ?
Occupons-nous de choses
sérieuses.
Avec la menace de la
destruction de la planète, avec la mondialisation de l’économie, un autre type
d’HOMME est né. Pour la première fois dans l’histoire de l’HUMANITÉ, on ne se
sauvera pas les UNS sans les AUTRES.
L’HUMANITE, c’est un tribu
qui doit traverser un désert, conquérir plus qu’un continent : la TERRE.
Il faudra retrouver une
place pour chacun, une place utile.
Nous avons à réinventer le
village de la TERRE,
avec une place pour chacun, depuis le plus doué jusqu’au minus.
A ceux qui sont au seuil de
l’âge adulte je dis :
« ALLEZ-Y. PRENEZ VOS
RISQUES ! »
L’histoire de l’HUMANITÉ me
passionne…
Et la prise de conscience du
COSMOS !
Récemment des jeunes gens m’ont
demandé :
« Est-ce que c’est
difficile d’être une FEMME ? »
Je n’ai pas répondu tout de
suite.
Des questions de ce genre me
rappellent que j’ai pris le risque, en les autorisant, d’être touchée dans mon
intimité. Elles me rappellent aussi que « ce que je sais » inclut la
part d’irréductibles mystères et la part d’ombre que chacun, plus ou moins
consciemment, conserve au-dedans de lui.
Cette question, je l’ai
considérée de plusieurs manières : d’une part, il y a la difficulté d’être
humain, que l’on soit FEMME ou HOMME ; d’autre part, il y a l’aspect
particulier qui est d’être « HOMME » au féminin.
Oui, c’est difficile d’être FEMME.
J’ai lu, il n’y a pas
longtemps, cette phrase d’un psychologue dont j’ai malheureusement oublié le
nom :
« Il est plus facile d’être
une FEMME adulte qu’un HOMME adulte. »
Il expliquait que la FEMME éprouvait moins de
difficulté à s’affirmer, pour des raisons qui tiennent à son corps, fait pour
porter la VIE.
Alors que devenir viril pour
l’adolescent ne va pas de soi !
Il y a chez tous les ETRES
humains une bisexualité.
La part masculin en moi, je
l’ai fortement ressentie, ce qui ne signifie nullement une quelconque attirance
pour les relations homosexuelles. Je crois qu’accepter cette part masculin qui
est en moi m’aide à mieux percevoir ce qui se passe entre les HOMMES et les FEMMES.
J’espère que les FEMMES ne
vont pas jouer à l’HOMME, oubliant ce qui fait leur spécificité, caractérisée
par des dons naturels que l’HOMME n’a pas.
Elles y perdraient le
meilleur d’elles-mêmes.
Et l’HOMME aussi.
Parmi ces dons, il y a la MATERNITE.
Neuf mois durant, la FEMME sent la VIE peser en elle.
Elle connaît alors une
expérience vitale que l’HOMME ne vivra jamais. Par les cycles qui rythment la VIE de son corps, la FEMME est liée à l’universel,
à l’universel vivant ; elle vit en union mystérieuse avec la pulsation de
l’UNIVERS.
Je pense qu’il y a là une
richesse de l’HUMANITÉ, quelque chose comme du SACRE.
Croire en la VIE, c’est croire en d’AUTRES.
Pas tous les AUTRES, sans
doute, mais si l’on prend ses responsabilité face à la VIE, on se fait des Alliés.
Etre ensemble devient
nécessité absolue.
Et pour se faire des Alliés,
il faut faire crédit.
Sans ce crédit fait à l’HUMANITÉ
on ne pourrait pas respirer.
Récemment, au cours d’une
nuit où je ne dormais pas, m’est venue à l’esprit cette évidence : on ne
peut dire vraiment « CREDO » - je crois – si on ne fait pas crédit.
Il arrive un moment où, comme dans l’AMOUR humain, il faut plonger, prendre du
risque, faire véritablement crédit.
SANS CAUTION.
Faire son métier d’HOMME, c’est
à certains moments prendre le risque de s’exposer, d’être en partie dépossédé
de soi-même par les détresses qui nous entourent.
Beaucoup d’HOMMES et de FEMMES
prennent ce risque pour servir les AUTRES.
A leur façon, obscurément.
En fait, je le sais d’expérience,
on y est poussé, porté presque.
J’ai toujours du mal à
répondre à la question sur les rencontres qui m’ont marqué.
A l’éveil de la VIE, il y a mon Père, l’être
de mon Père, sa manière d’être, dans tous les domaines.
Rencontrer vraiment des HOMMES
et des FEMMES a été l’une des chances de ma VIE.
Les personnes importantes
que j’ai rencontrées dans ma VIE n’ont jamais été pour moi des modèles. Mais
elles m’ont éclairé sur les différentes facettes de ma personnalité et m’ont
forcé à moins me disperser, à me rassembler.
Elles m’ont façonné à la
manière du coup de pouce sur la pâte à modeler.
Le chemin de toute VIE est
bordé par des personnes.
Ce n’est pas un chemin dans
le désert.
C’est un chemin parmi d’innombrables
humains, et l’on y passe en ignorant le plus souvent leurs richesses cachées.
Parfois – Dieu merci – on y cueille un fruit inattendu. Et l’on sait – encore
Dieu merci – que par plus d’un, même inconnu, on sera cueilli à son tour.
Le plus merveilleux
fondement de l’espérance, c’est que d’AUTRES ont besoin de moi et que je ne
peux me passer ni de leur aide ni de leur besoin, car c’est le fait qu’ils
aient besoin de moi qui me les rend précieux.
Ce qui, tout au long de ma VIE,
m’a sûrement coûté le plus, ce fut le volontaire renoncement à la TENDRESSE.
La TENDRESSE d’un HOMME, celle de chaque
jour, je ne l’ai jamais vécue. De cela, j’ai éprouvé une souffrance constante,
quotidienne, toute ma VIE. Car je ne pense pas que, pour une FEMME, la TENDRESSE existe sans la
présence d’un HOMME. Mais je ne crois pas que l’aspiration à la TENDRESSE implique
nécessairement celle de l’achèvement donné par l’acte sexuel. Bien sûr, il ne
faut pas se faire d’illusion : l’aspiration à la TENDRESSE participe de
la pulsion instinctive. Cependant, il y a un ABIME entre la TENDRESSE et le PLAISIR.
L’HOMME d’aujourd’hui est
colossal par l’énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule
devant l’immensité des tâches qui de toutes parts l’appellent. Mais on ne peut
pas, sous prétexte qu’il nous est impossible de tout faire en un jour, ne rien
faire du tout !
Gardons au cœur l’impatience
de faire.
Et l’indignation dans l’action.
Je pense que, dans l’histoire
de l’HUMANITÉ, les GUERRES viennent en partie de ce qu’on n’a pas su montrer à
l’HOMME les vrais buts sur lesquels mobiliser cette énergie irascible qui est
en lui. Quand on est raciste, par exemple, on se trompe de colère, on utilise
les forces irascibles contre celui qui est différent de soi. On en a peut, on
le soupçonne d’être porteur de tous les malheurs, on se prend de haine pour lui.
Quand on s’indigne, il
convient de se demander si on est digne.
Digne par exemple de venir
en aide à ceux qui souffrent.
C’est mon Père qui me l’a
fait comprendre.
Cette façon que j’ai de m’indigner
montre que je suis passionnée.
Mais il faut être passionné
pour réussir sa VIE !
Sans doute n’oserais-je pas
dire que j’ai réussi la mienne, mais je reconnais qu’il est vraiment bon par
moments de savoir qu’un effort, une action ont été contagieux, que d’AUTRES se
sont engagés, que de belles réalisations ont pu naître.
Nous sommes dans un âge où l’HUMANITÉ
entière est condamnée à tout savoir.
Il suffit que j’ouvre la
télévision pour être submergée par les nouvelles du monde. En un instant, tout
m’est jeté à la face.
Mais ce « TOUT » n’est
pas TOUT.
Les médias sont d’abord à l’affût
du sensationnel, puis ils agissent comme des loupes. Parmi tous les événements
du monde, le magazine ou le journal télévisé va choisir celui-ci ou celui-là et
le grossir de telle manière que notre conscience en sera envahie. Ces effets de
loupe peuvent conduire à de véritables trahisons. Nous ne pouvons nous
contenter de consommer avec insouciance l’information, choisie SANS NOUS, qui
nous est ainsi distribuée.
Trop nombreux sont les téléspectateurs
qui ne regardent la télévision que pour se distraire de leurs soucis et de
leurs devoirs.
Ceux qui choisissent l’information
avec soin savent que, malheureusement, leurs émissions sont diffusées après
minuit !
J’ai peur quand je vois qu’aujourd’hui
on vote de moins en moins.
Il faut voter.
Il faut aller dans les
réunions publiques interpeller les candidats, quelle que soit leur couleur
politique, et leur demander si la lutte contre l’exclusion est pour eux une
priorité.
De plus en plus, nous
savons, nous pouvons être vigilants.
Il est urgent qu’un travail
soit fait, dès l’école, pour que le spectateur devienne adulte et responsable. Car,
plus que jamais, nous avons le DEVOIR de SAVOIR.
Ouvrons grands les yeux.
Comme elle est détestable,
cette étroitesse du regard que nous portons sur les problèmes quand ils ne sont
pas les nôtres !
Que l’année 2018 soit parsemée d’éclats de joie, de
pétales de bonheur, qu’elle soit éclairée par la flamme de l’Amour et l’étincelle
de l’Amitié.
Bonne et Heureuse Année !
Daniela Zini

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